Carnet de mission • Lantosque
À Lantosque,
le terrain a nourri
ANCRIA 3D
À Lantosque, le chantier Fourcat m’a amené à implanter des lignes sur une falaise et à échanger avec les équipes du chantier sur la préparation du projet. Le relief, le maillage des ancrages et la présence d’une sortie d’eau pluviale ont nourri cette réflexion. Ce chantier m’a aussi servi de terrain d’essai pour ANCRIA 3D, le logiciel que je développe.
Des repères sur la paroi
Le 27 août 2026, je termine une phase d’implantation sur le chantier. L’intervention porte sur les limites des zones de filets et de béton, ainsi que sur les lignes d’ancrage et les lignes de tête. Le travail s’appuie sur les altimétries du projet et sur les échanges avec le chef de chantier.
Lors d’un premier passage, le chef de chantier était descendu sur corde avec la canne GNSS. Je le guidais par radio pour positionner les repères sur la falaise. Cette coordination permettait de relier les indications du plan aux points à matérialiser sur la paroi.
En complément de l’implantation, mes relevés par drone documentaient l’avancement du chantier. Ils apportaient une représentation du site à partir de laquelle prolonger le travail au bureau.
Préparer avec le terrain
Les échanges avec le chef de chantier ont fait apparaître un besoin de préparation en amont : réfléchir au maillage des ancrages en tenant compte de la forme de la falaise et des particularités du chantier. L’implantation par altimétrie donnait les niveaux à suivre ; la discussion portait aussi sur la façon d’organiser le projet dans le relief.
Une sortie d’eau pluviale rendait ce besoin très concret. Il fallait la prendre en compte dans la réflexion sur les ancrages. Avec le chef de chantier, j’ai évoqué l’intérêt de représenter cet ouvrage et d’examiner la trajectoire d’un ancrage par rapport à la canalisation.
L’une des pistes consistait à partir d’un relevé drone, à préparer un modèle numérique de terrain, puis à y travailler les profils et le maillage. Dans cet échange, la préparation du projet devait ensuite être soumise à la validation d’un bureau d’études.
Passer aux essais
Ce chantier m’a permis de réaliser des essais avec ANCRIA 3D. Les discussions et les besoins exprimés par les équipes ont donné un contexte concret à ce travail sur le logiciel : disposer d’un terrain relevé, des altimétries et des positions d’ancrages du projet, et d’une réflexion sur leur organisation dans le relief.
Sur les captures présentées ici, le nuage de points représente la géométrie du terrain au moment du relevé. Les lignes rouges indiquent les altimétries du projet, c’est-à-dire les niveaux prévus. Les carrés noirs figurent les positions des ancrages du projet. Les traits bleus correspondent aux ancrages dessinés par ANCRIA 3D pendant la phase de test du logiciel.
Cette superposition permet de mettre le projet en regard du terrain relevé. Il faut distinguer la forme de la paroi observée dans les données, les ancrages prévus au projet et les dessins réalisés pour les essais. Les carrés noirs et les traits bleus ne prouvent pas que les ancrages correspondants ont été exécutés sur le chantier.
La vue d’ensemble situe les éléments du projet sur la paroi. La vue plongeante les replace par rapport aux abords du chantier, tandis que la vue de côté donne une autre lecture de la direction des ancrages dessinés dans l’espace.
Garder le besoin comme point de départ
Ce que je retiens de Lantosque, c’est le lien entre l’intervention et les questions qui se posent au moment de préparer la suite. Un échange sur le maillage, une contrainte liée au relief ou une canalisation à prendre en compte peuvent orienter très concrètement le travail sur un outil.
Pour ANCRIA 3D, ce chantier a fourni cette matière de terrain. Le dessin des ancrages a pu être testé sur les données d’un cas réel, tandis que les discussions donnaient du sens aux représentations à produire.
Je garde cette logique pour la suite : partir des besoins formulés par les équipes et m’appuyer sur des situations de chantier pour éprouver l’utilité de l’outil.
